google-site-verification: googlede319a3eacee1517.html Ecrire est un sport de combat: 2010

samedi 18 décembre 2010

Roue libre

Revoici la période des vacances (les dernières?...). C’est bientôt Noël.... La trêve des confiseurs, ça s’appelle... Mon énervement, mon exaspération et ma colère n’admettent pas de trêve.... Je vais donc, comme d’hab, continuer à ruminer et à pester, tout seul, dans mon coin..... Cependant, durant les vacances, je vaque.... J’y mets, même, un point d’honneur... Cette année, vous avez été, en moyenne, une trentaine à visiter mon site chaque jour.. Je vous en remercie sincèrement.... A bientôt....

vendredi 17 décembre 2010

France?....

Pas par quatre chemins, on dit.... Alors j’y vais.. Ils me font chier avec leur “France”.... Je ne me sens pas français, pas plus qu’autre chose.... Le hasard a voulu que j’atterrisse là.. C’est un hasard... Plutôt heureux, d’ailleurs... On n’est pas si mal, ici... Mais défendre les “valeurs” de la France éternelle, tout ce qui ferait de nous des êtres tout à fait exceptionnels, toutes ces foutaises qui ne servent qu’à nous tromper, désolé, ce sera sans moi.... La France, ce n’est qu’un confetti sur la carte du monde, rien de plus.... Un pour cent de la population mondiale... Et se référer, pour justifier toutes ces fadaises, aux intellectuels de notre glorieux pays, passés ou actuels, qui n’ont jamais représenté, eux-mêmes, que quelques dixièmes de pour cents de notre population, et que personne n’a lus, le plus souvent, même pas ceux qui en parlent, non, vraiment!... La France, dans les années soixante, c'était BB. T'as vu la gueule qu'elle a, aujourd'hui?....La France, mon cul!... (comme aurait pu dire Sartre!..)

jeudi 16 décembre 2010

Trepalium

C’est curieux, dites-moi: l’immense majorité des emplois créés ces temps-ci le sont de manière précaire, des CDD, ou bien dans l’interim.... Pour le patronat, c’est l’idéal... Les gens en CDD ou en interim ne sont pas syndiqués.. Pas plus qu’ils ne sont revendicatifs... On ne peut pas l’ouvrir, ni sur le salaire ni sur les conditions de travail, dans ces conditions.... Sinon: la porte!... Il y en a deux cents qui attendent, derrière, pour prendre l’emploi.... Du temps de la lutte de classes, on disait : corvéables à merci....

mercredi 15 décembre 2010

Rentrée....

Notre cher gouvernement est totalement allergique au concept de “vacances”.... Il faut qu’on bosse... Et le moyen qu’il a choisi pour nous habituer à en baver tout le long de l’année, c’est de prendre le problème à la racine.... S’attaquer aux congés scolaires... Sous divers prétextes, d’emploi du temps, de stages de remise à niveau, maints autres, il propose de raccourcir encore et encore les “grandes vacances”... Vous comprenez bien que les enfants qui sont accoutumés à deux longs mois de repos sont mal partis dans la vie.. La vie, c’est pas les vacances.. Alors on sucre les vacances.. De la formation, ça s’appelle.. Les braves petits n’ayant jamais connu les délices des longues heures d’inactivité nous feront de bons adultes travailleurs.... Et puis les profs, hein!.. Ils méritent.. Un tas de fainéants...

mardi 14 décembre 2010

Score

Flashball : 1 .... Citoyens : 0

Imagine

Une traduction (médiocre) de “Imagine” de Lenon.... En français, ça fait un peu boy scout et neuneu.... Personnellement, je vois surtout l’athéisme.... Mais cette chanson, c’est un tel fourre-tout que chacun y trouve sa soupe..... Une auberge espagnole, on disait, avant... Toutes ces années après, certains qualifient ça d’hymne.. Un hymne à quoi?....


Imagine qu'il n'y ait pas de Paradis,
C'est facile si tu essayes,
Pas d’enfer sous nos pieds,
Au dessus, rien que le ciel,
Imagine le monde,
Vivant vraiment aujourd'hui...

Tu peux me croire rêveur
pourtant je ne suis pas seul
un jour vous nous rejoindrez
et le monde ne sera qu’un


Imagine plus aucun pays,
Ce n'est pas si difficile,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imagine le monde,
Vivant en paix...


Imagine aucune propriété,
si tu le peux,
Aucun besoin d'argent, plus de faim,
Une universelle fraternité,
Imagine le monde,
Partageant tout...

lundi 13 décembre 2010

Rouge ....

L’envie me vient soudainement de causer de Robespierre... On se demande bien pourquoi on en reparlerait, pas vrai?... Il n’y aura jamais de vérité sur ce type... Jamais.... Il restera toujours sur lui une part de subjectivité qui tient à celui qui a choisi d’en parler. La droite vous le décrira toujours comme un monstre sanguinaire agissant lui-même sur le cordon de toutes les guillotines depuis son bureau, le responsable quasi unique du bain de sang révolutionnaire. La gauche, une partie de la gauche, du moins, vous le dépeindra comme un incorruptible à jamais inégalé, un personnage admirable.... La vérité sur Robespierre?.... Là, je crois que vous allez devoir vous débrouiller... Déjà, je peux vous dire que c’est “de Robespierre”, qu’il se nommait, notre jeune homme.... Un aristocrate, quoi... Il en a fait tellement couper qu’on peut se demander ce qu’il avait contre ses origines.. Le meurtre du père, peut-être... Il était mystique, c’est certain.... Mais je voudrais vous y voir.... Etre saisi par l’évidence de la totale ineptie de l’hypothèse de l’existence d’un être supérieur dans la société française du 18° siècle.... et ne pas inventer un succédané... Par quoi avons-nous remplacé dieu, nous-même?... Est-ce moins meurtrier?...

Juger de Robespierre avec les critères du XXIème siècle, c’est totalement inepte.... Bien entendu, s’il vivait de nos jours, ce serait un dictateur absolument abjecte... Mais c’était le XXVIIIième, lui, son époque. Un temps où la vie n’avait aucune valeur.... Pas plus pour lui que pour aucun autre. Le roi, par exemple.... La reine, idem... la pauvre!... Vous avez vu quelle compassion notre époque peut développer pour cette femme?....

Le Monsieur n’avait, paraît-il, qu’un mot à la bouche: vertu!... C’est marrant, quand même, ce mot, vertu.... C’est pas de ça qu’on manquerait, de nos jours, la vertu?.... Vous connaissez un z’hompolitique qui a de la vertu, vous?.... Alors d’accord, le jeune homme, le “de Robespierre”, lui, la vertu, il en avait trop.... Est-ce, pour autant, que nos actuels dirigeants en seraient dispensés?

Monsieur de Robespierre, c’est simplement ce qu’on appelle un “repoussoir”... Vous ne voudriez pas que nos dirigeants aient cette rigueur, ce caractère monomaniaque, tout de même?.... Et bien voilà ... Ils sont exonérés, nos braves dirigeants... Ils peuvent faire toutes les saloperies qu’ils veulent, avec ça.... On est prêt à tout leur pardonner pourvu qu’ils ne soient pas trop raides... Qu’ils ne le soient jamais autant que Maximilien....

samedi 11 décembre 2010

Tics

Les z’ompolitiques, les femmes avec, notez bien, ont des tics de langage, vous avez sûrement remarqué. Il en est un qui me tord les nerfs, c’est leur manie de parsemer leurs discours de “pourquoi”... Poukoi? Poukoi?.... Passque, on a envie de leur jeter à la figure!... On pourrait en rire mais c’est, en fait, dramatique... Ils sont tellement tout seuls sur leur nuage qu’ils n’ont même plus besoin de leurs interlocuteurs.. Ils font tout eux-mêmes, les questions et les réponses... Et si vous vous en tapez, de leur “poukoi”, et bien tant pis pour vous, vous aurez quand même leur explication... Poukoi?...

vendredi 10 décembre 2010

Chanson

En 1987 (23 ans, tout de même!.. Comme le temps passe!...), j’ai enregistré un disque.. Vous pouvez trouver des extraits, là, à droite dans “pépé musicien”. Je l’ai re-écouté, comme ça, en passant... Je trouve le texte ci-dessous assez intéressant, toutes ces années plus tard...

Flemme and Co (sur un air espanisant!..)

Dans cette prison dorée
aux parois de cristal
on ne rêve que d’hiberner
on ne fait plus que dalle

On s’est rangé, peinard
du côté du plus fort
on a vendu l’espoir
pour un peu de confort
plus rien de l’essentiel
plus rien de l’animal
qui marche sous le ciel
dans une nuit banale

On pourrait voir plus large
voler plus haut
il nous faudrait du courage
mais... Flemme and Co

Plus rien des vraies terreurs
que l’homme avait vaincues
du temps où les vainqueurs
avaient seulement vécu
on nous fabrique des peurs
encore artificielles
pour nous secouer le coeur
vraiment, toutes les ficelles

On pourrait voir plus large
voler plus haut
il nous faudrait du courage
mais... Flemme and Co

Finie, la peur du noir,
il y a l’électricité
peur de la Dame en Noir?
Moi? Mais je suis assuré !
On sait mille fois plus de choses
que l’Homme de Cro-Magnon
mais plus jamais on n’ose
sans peur, sans un frisson.

jeudi 9 décembre 2010

cocorico

La France est un pays formidable. Ne cherchez pas, on a tout inventé.... La liberté, l’égalité, la révolution, la culture, le Concorde, le T.G.V., le nucléaire, le minitel, tout.... Le problème, c’est notre entêtement. Conservatisme, on pourrait dire... Quand on a eu une idée, pas moyen de nous faire revenir en arrière. Le bon exemple, c’est la DS (celle de Citroën, hein!....). C’était une auto qui avait au moins 50 ans d’avance... Mais le Concorde!... Là, on s’est un peu entêté, non?.... La révolution, c’était un truc hors de référence..., au XVIIIème siècle... On s’est un peu arc-boutés, non?... Le fait actuel, c’est le nucléaire... On sait que ça pourra pas marcher... On le sait pertinemment!.. Mais rien à faire.... On va quand même insister.. On va en vendre partout avant que d’admettre que c’était pas malin..... Et je ne vous parle que du nucléaire... On est hors cadre presque sur tout, là?.... Mais c’est “LA FRANCE”, eh, ducon!... On a raison contre tout le monde!....

mercredi 8 décembre 2010

Atavique

L’oeil des dinosaures, du moins d’après ce qu’on en sait, n’aurait été capable que de la vision du mouvement. Pour leur échapper, il suffisait, donc, de ne pas bouger. Pour cela, il fallait soit une certaine dose d’innocence soit un courage hors du commun. C’est rigolo, non?... Les dinosaures sont vraisemblablement nos très très lointains ancêtres et, pourtant, notre cerveau semble bien avoir gardé trace de leur vision. Voyons-nous autre chose que le mouvement? Accordons-nous quelque valeur à autre chose que le mouvement? Nos yeux peuvent percevoir autre chose que le mouvement, c’est certain. Mais notre cerveau le peut-il?.... Y a-t-il autre chose dans notre esprit que la “nouveauté”?... Et même, n’avons-nous pas gardé cette idée que, devant l’adversité, il n’y a souvent pas d’autre solution que de “faire le mort”? Aurions-nous encore une part du cerveau de nos très lointains antécédents? ....

mardi 7 décembre 2010

Les banques

Dans les temps, si vous voulez, on arrivait encore à se réjouir de la faillite de certains capitalistes.... Ils se jetaient par la fenêtre, laissaient une veuve et des orphelins, quelques subsides quand même et, nous, on se disait: bien fait!.... C’était dans les temps.... Maintenant, on a fait tellement de progrès que, quand l’un de ces “Messieurs” fout la clef sous la porte, c’est plus vraiment réjouissant, parce qu’on sait que c’est nous qu’on va payer... Ils ont fait tellement de progrès, eux-autres, que, quand ils claquent tout le pognon en le jetant par les fenêtres, et bien, de nos jours, ils le font dans la joie et l’allégresse parce qu’ils savent très bien que l’addition, et bien, elle est pour nous!.... Le progrès, tout de même, hein!....

lundi 6 décembre 2010

France

Liberté, égalité, fraternité?.... Personnellement, je trouve que mon pays répond plutôt, maintenant, à la devise: servitude, uniformité, hostilité....

samedi 4 décembre 2010

Farce

Bon... on se fait baiser sur tout, d’accord. Ça va sans dire mais beaucoup mieux en le disant. Mais sur le réchauffement climatique, là, je crois qu’on est dans le sublime. Même les chefs d’entreprise font de la pub pour le tri sélectif ou les économies d’énergie. Quiconque a jamais fréquenté un “capitaine” d’industrie sait qu’il se moque autant des conséquences pour la nature de son activité que de la vie de l’un de ses employés. Il ne peut donc s’agir que de recherche de profit. De retombées de son pseudo-engagement en termes d’image. C’est parce que vous seriez soit-disant sensibilisés à l’écologie que vos voitures deviennent vertes -pas plus vertes que les anciennes, en fait- et rien d’autre. On nous bourre le mou, quoi... Le consensus, c’est toujours, toujours.... suspect....

vendredi 3 décembre 2010

Libre arbitre

Karachi.. L’attentat.... Arriverons-nous à connaître un jour la vérité? Je le souhaite... Mais un point me chagrine. L’actualité met en avant les familles des victimes françaises. On apprend que les types qui sont morts là-bas avaient une famille, aimaient la vie, la pêche, leurs enfants, le bon vin, tout, ordinaires, quoi, de braves gens.. Qu’ils étaient partis là-bas sur la base du volontariat, simplement pour des questions de niveau de vie, de salaires, pour améliorer le quotidien de leur gentille famille... Je suis désolé, je coince, là... Ils faisaient quoi, là-bas?... Ils construisaient des armes.. des moyens de destruction massifs... Mais, dites-moi, ça sert à quoi des armes?... Ça ne servirait pas à détruire des vies tranquilles, des vies de gens qui aiment la pêche, la nature, leurs enfants, de braves gens?... Et leur présence sur place reposait bien sur le volontariat? Je me trompe?... Voilà donc des gens qui se sont volontairement exilés temporairement pour aller donner à des gens les moyens de détruire la vie d’autres gens, tous aussi braves les uns que les autres. Je ne les plains pas... Ce que cache cette affaire est odieux.. Les pots de vin, la saloperie sous-jacente des “politiques”, tout ça, je suis d’accord pour le condamner, le vomir, leur faire rendre gorge... Mais plaindre les victimes, faire pleurer Margot sur leur sort, se servir de la douleur qu’implique leur destin tragique pour emporter le morceau, non, désolé.... Ils étaient volontaires pour tuer ou faire tuer de braves gens aussi importants qu’eux, à mes yeux....

jeudi 2 décembre 2010

Sottise

Quitte à passer pour un radoteur, j’y retourne... Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.... La pub de la Dombasle sur le loto, vraiment... Affligeant!.... Cette fille a tout, vraiment tout, et vient quand même nous jouer le rôle de la gourde sommitale pour ramasser encore quelques ronds.... Elle joue si bien le rôle, d’ailleurs, qu’on pourrait se demander.... C’est tout simplement indigne... Si les mots avaient encore un sens, le qualificatif idoine serait: vulgaire.... La marque absolue de la connerie à l’état brut, quoi... Celle qui ose tout... Une chose la sauvait un tantinet, jusqu’alors.. On se disait qu’elle avait oublié d’être con.... Un oubli réparé....

mercredi 1 décembre 2010

Décharge .....

Le 30/11 (hier) un homme est mort, à Colombes, suite à l’administration de deux ou trois (il y a débat, mais deux ou trois, hein, vraiment!.. ça chipote!..) décharges de Tazer. Le représentant du fabricant consulté nous l’assure: TECHNIQUEMENT, le Tazer NE PEUT PAS TUER. Ah bah! Alors! Puisqu’on vous le dit!... Le Tazer peut pas tuer.... Donc, en fait, ce type, ben, il est pas mort.. C’est de la propagande, en fait.. On est con, hein!... On croit qu’il est mort.. N’importe quoi... Le Tazer, il peut pas tuer, hé!.... Fritz Hortefeux confirme quand même: les fonctionnaires n’ont fait que leur devoir.... Ah bon?.. Il est mort, alors?... Bah oui!.. Il est mort d’autre chose, hé!... Il était malade!... Des fonctionnaires qui font leur devoir, des industriels qui fabriquent et vendent des armes létales, des gaz, si vous voulez, comme le cyclon B, par exemple, un ministre qui soutient ses troupes.... Tiens!... J’entends une petite musique, là.... Je me trompe, hein?.. Il est pas mort, le Monsieur... En plus, dis donc, j’apprends qu’il était malien.... Un Noir, en plus!... Il était pas juif, au moins ?.... Haili hailo haila!.. Haili hailo haila!... On vous le dit tous les jours, pourtant.. Mais ça change rien !.. Vous réagissez quand ?.... Le jour où on vient vous chercher pour monter dans le wagon à bestiaux ?...

mardi 30 novembre 2010

La rive

Les ajoncs étaient encore verts,
à leurs pieds la rivière coulait,
sempiternelle,
bouillonnante,
agitant sans cesse
chacune des particules
dont elle faisait son cours.
Parmi elles, probablement,
beaucoup avaient déjà fait ce chemin,
exactement celui-là,
ballottées par le cycle qui, sans cesse,
les ramène à la mer
pour les emporter de nouveau
vers les sommets,
dans un nouveau périple.
Tout était calme,
tout était ordinaire
et, dans ce flux tumultueux,
des molécules,
revivant leur destin,
me parlaient d’éternité.

lundi 29 novembre 2010

Là,.. hic!...

On en entend de belles sur la laïcité. La positive, à la Sarko, l’intégriste, le fait que ce serait une invention des croyants, un dieu sans dieu, une invention occidentale pure, une atteinte à la liberté de culte, tout, quoi.. Mais jamais je n’en avais entendu d’aussi vertes et pas mûres que dans le reportage à Haïti que vient de diffuser ma radio. Là, on est dans le sublime..... Au point que, tout à coup, j’en perds mon latin. La laïcité?... Mais c’est quoi, au juste, la laïcité?... A part un trompe-couillon....

dimanche 28 novembre 2010

Un peu de pub.. c'est dimanche...

Bon c'est dimanche, l'heure d'une petite pub .... indirecte... le site d'Asphodèle est accessible là, à droite....

samedi 27 novembre 2010

Clausewitz à la sauce actuelle

La guerre est une chose très simple: deux gouvernements, au moins, décident de régler leurs comptes personnels en envoyant l’un contre l’autre des peuples qui n’y sont pour rien et, à la fin, ce sont des Palestiniens qui meurent.....

vendredi 26 novembre 2010

Souvenir en brun

Certains matins,
je me souviens d’autres jours,
ceux de mon enfance,
les jours en brun,
mon père absent
qui n’en reviendrait pas,
ma mère accablée
la faim qui nous tenait,
la mort tout autour
qui tombait parfois du ciel
mais vous guettait aussi
au coin de la rue
le temps du brun,
celui des copains
qui s’en allaient,
étoile au coeur,
le kaki partout,
les hurlements des chiens
ceux des hommes tout autant
ce temps qu’on croyait
si loin
et qui, pourtant,
semble s’en revenir,
tout doucement,
le temps du brun.

jeudi 25 novembre 2010

Bizarrerie

Samedi et Dimanche derniers (20 et 21), j’étais au salon du livre de Thouaré.... Sur le sol, j’ai trouvé un élastique. Je ramasse souvent ce qui traîne.. Une manie, un toc, une marotte... Au départ, je le croyais ordinaire, ce caoutchouc abandonné.... Je vous montre la photo de la chose:






Quelqu’un peut-il me dire le pourquoi de la forme très spéciale de cet élastique? Ça sert à quoi un machin pareil?

mercredi 24 novembre 2010

Audrey

Le slogan d’i-télé c’est, je vous le donne en mille: l’info sans interdit..... Sauf pour Audrey... C’est passe qu’all é la julie de Montebourg, vous comprenez... On peut pas la garder... Ça sème le doute.. A va pas être ojectivvv, videmment.... C’est curieux passque la Drucker, elle, c’était la douce du Baroin, ou la Schonberg, qui est celle de Borloo, ben on les garde, dis donc!... Et bien je vais vous dire, je trouve ça normal, qu’on les garde.... Pas que je les soupçonne d’honnêteté, faut pas déconner... Mais simplement parce que, dans ce pays, on n’est encore que la femme de son mari. La Drucker et la Schonberg sont deux connes, c’est certain, mais elles le sont en elles-mêmes... Et leurs liaisons n’y sont pour rien.... Vous choisiriez Borloo ou bien Barouin, vous?.... Mais, selon moi, les femmes ont autant le droit d’être connes que les mecs. Pas moins.... Cette mise à pied est une insulte envers les femmes, une énième atteinte à la condition féminine.... On est encore au temps des cavernes.. Une femme???.... Ben, une femme, c’est que dalle!.. C’est la femme de qui?....

mardi 23 novembre 2010

in the chiche...

Pour commencer, la politique du gouvernement, on l’avait dans le fion. Après, c’était dans le fion deux. Et, maintenant, ce sera dans le fion trois.....

lundi 22 novembre 2010

Youpi!..

Souvent, on demande aux gens de se prononcer sur le fait de savoir s’ils seraient plutôt optimistes ou bien plutôt pessimistes. Comme si, déjà, on ne pouvait être que l’un ou l’autre..... Je connais au moins une autre catégorie: les tragiques. Ceux-là vous diront qu’il n’y a aucun espoir... La condition humaine ne s’améliorera jamais.... Mais cela ne les empêche aucunement d’être joyeux... Le genre tout est chouette sur terre, y compris le pire.... Parce que c’est la nature humaine.... Le sens même de la vie, la conséquence inéluctable du fait d’être au monde... Cela est... Ils emploient un gros mot pour ça: ontologique.... Ça change de l’alternative opti-pessi-miste. Cela est... et, surtout, il faut faire avec... Si on était réaliste, une seconde.... Mais la réalité, hein?....

samedi 20 novembre 2010

Morale ambiante

Une pub encore... et toujours sur France Inter... je cite: « une lycéenne est enceinte... Mais elle doit poursuivre ses études... On fait quoi?... On laisse faire? Non!.. Envoyez vos dons à la fondation de France qui va trouver une solution... » Mais la solution, bande de cons, elle existe. Ça s’appelle l’avortement..... On n’avorte plus dans ce pays de merde?... Tiens!... Et pourquoi?....

vendredi 19 novembre 2010

Rendez-vous

Au cas où vous voudriez me rencontrer ou bien jeter un oeil sur les dernières productions des Editions Asphodèle et du Petit Pavé, ou bien encore rencontrer quelques auteurs, d’Asphodèle ou d’ailleurs, je vous informe de ma présence au salon Bibliopolis de Thouaré-sur-Loire (44) les 20 et 21 novembre de 10 à 18 heures... A Bientôt, alors....

jeudi 18 novembre 2010

votre banquier

Il m’arrive, de moins en moins souvent, maintenant, de me retrouver à écouter France-Inter, notre radio, puisque c’est nous qu’on la paye. C’est toujours plus ou moins autour de l’heure des infos.. ce qui est, en fait, la pire des heures.... Parce que j’ai droit, en plus des infos officielles de notre cher prez, à la pub.... Ceux qui croient encore qu’il n’y a pas de pub sur France Inter sont ceux qui ne l’écoutent pas.... En plus, question pub, notre radio donne dans le plus médiocre... Assurances, banques, peur de l’avenir... Mais la meilleure, en ce moment, je trouve, concerne une banque dont les conseillers vous fourgueraient des “produits financiers” sans toucher de com, ce qui, pour eux, est une marque de probité. Le monde à l’envers, quoi!... Quelle raison peut bien avoir un banquier de vous refiler des placements dévastateurs pour l’économie mondiale et, donc, française, s’il n’y a pas intérêt? La faiblesse des humains trop humains, on comprend.... Si notre niveau de vie, notre salaire, dépendent de la quantité de saloperies dont on est capable, on sait qu’on est tous capables de faire des saloperies, ça se discute pas... Mais s‘il n’y a aucun intérêt palpable à faire ces saloperies, on est dans quoi, là?.... Le summum de la servitude volontaire, non?... La participation volontaire à la répression économique... Je me trompe?.. Les petits employés qui vous foutent volontairement dans la merde sans y avoir un intérêt immédiat, ça me rappelle les rouages de la déportation.... Tous ceux qui y ont participé n’avaient, après coup, qu’un seul argument: je n’ai fait qu’obéir aux ordres!.. J’ai fait mon métier... La prochaine crise du capitalisme, que vous paierez de vos deniers, comme les autres, sera dûe à de petits banquiers qui n’auront même pas gagné un rond au passage... La probité, la vraie, ce serait de refuser de les proposer aux clients.... La vie est formidable!....

mercredi 17 novembre 2010

Gros sous

Un budget d’état, c’est comme une grande marmite dans laquelle on verse par le haut du liquide et qui comporte, au bas, un robinet ouvert. Recettes, dépenses. Certains économistes tentent pourtant de vous faire croire qu’on peut dédier les recettes en fonction des dépenses. Si vous voulez, on vous fait croire que les dépenses dûes aux retraites doivent être compensées par des recettes sur les retraites, ou bien que les dépenses dûes à l’hôpital doivent être compensées par des recettes à l’hôpital.... C’est totalement risible.... Ce qui entre dans la caisse est totalement dissocié de ce qui en sort... On pourrait, par exemple, vous dire tout aussi bien que les recettes que nous devons aux autoroutes est réinvesti en porte-avions, en armée, en routes, ce que vous voulez, mais également que les dépenses dûes aux allégements de charge des entreprises ou à l’hôpital, c’est la redevance télé qui les paye, autant que la TVA, ou bien vos cotisations CSG, vos impôts directs, ce que vous voudrez. Un Euro qui entre dans la caisse devient anonyme, indistinct de son voisin, et un Euro qui sort n’est pas plus marqué..... C’est charlatanisme que de tenter de vous faire avaler que le “déficit” des retraites doit être payé par les retraites. Et, pourtant, c’est une idée totalement admise... Et par vous, admise..... Vous n’êtes pas raisonnables, tout de même....

mardi 16 novembre 2010

Sentimentalisme

L’émotion... Ah!... L’émotion!... Devant le tragique de l’existence, le fait inévitable de l’approche de notre fin, deux routes, en gros, s’offrent aux gens. Celle de la joie... La véritable joie, celle qui tient à la conscience du fait qu’être en vie est la plus grande richesse qui nous soit offerte, malgré l’imminence d’une fin. L’autre, c’est évidemment l’évitement émotionnel. Celui qui fait que l’autre peut vous apparaître immédiatement comme votre semblable. Dans cet univers de pensée, le fait de perdre son emploi, par exemple, s’équivaut, qu’on soit PDG ou manoeuvre, le fait de perdre son père a le même sens, qu’on soit milliardaire ou chômeur, la révélation d’une pathologie létale a la même valeur, ce qui compte, c’est le factuel immédiat, sans considération pour le contexte. Mais l’autre peut aussi bien être envisagé, instantanément, comme votre pire ennemi, celui qui est laid, qui sent mauvais, qui veut vous prendre votre bien. Le monde de l’émotion, c’est celui de tous les possibles, sans absolument aucune objectivité, sans autre argument que le ressenti. Le “tout émotion” n’est rien d’autre qu’un outil de domination sociétale, une façon très habile de maintenir un ordre social établi...

lundi 15 novembre 2010

Silène

Socrate aurait été qualifié de silène et se serait même reconnu dans ce qualificatif. Enveloppe repoussante cachant des trésors de richesse intérieure. On doit être beaucoup à se croire silène. C’est le type même du mensonge vital répandu: les autres ne peuvent pas savoir mais s’ils savaient, ils verraient!.... Qui ne se sent pas silène?.... Il doit bien y avoir, néanmoins, un petit nombre de gens pour qui cette définition est vraie. Socrate?...

samedi 13 novembre 2010

La voix de son maître

France Inter... Longtemps j’ai écouté cette station avec un plaisir jamais déçu. Ça remuait, c’était décalé, pas correct, bouilonnant, inventif, décoiffant.... C’est fini... Complètement terminé... Pas que ce soit devenu la radio officielle du pouvoir.. Pas encore tout à fait.... Je suis sûr, hélas, que l’orientation actuelle ne dépend même pas du fait que notre prez donnerait des ordres, par derrière.... Ça se fait tout seul... C’est “main stream“ par choix. Ça ne tient qu’à la connerie de ceux à qui on a confié les responsabilités. On vire à tour de bras des humoristes un peu trop aigres, on ne parle que d’économie, de croissance, de faits divers, on prend tous les chemins de l’info surpeuplés, sans esprit critique, on ressasse, on n’informe plus, on suit, même dans les émissions qui n’ont pas trait à l’info, où l’on ne vous parle plus que de ce qui se vend ou de ce qui fait “peur”, même dans les pubs navrantes, mais, avant tout, on consacre un temps ahurissant au sport, le sport !... , le foot, en particulier, mais tout le sport, la joie minable, celle de ceux qui sont nés quelque part... C’est devenu affligeant.... Quelqu’un sait-il où ça se passe, maintenant?....

vendredi 12 novembre 2010

Sous la vague....

Il y a partout,
sûrement près de chez vous,
de petits humains,
portant souvent lunettes,
qui ne payent pas de mine,
qui ne font pas de vagues,
qui se lèvent matin,
tout comme vous,
qui s’en vont à leur besogne,
sans bruit,
et qui sont pourtant
de purs anti-produits
de la joyeuse consommation,
qui sèment en chemin,
sans en avoir l’air,
de petits cailloux blancs
pour demain...

mercredi 10 novembre 2010

Eternel

Il est des scientifiques pour affirmer que nous serions l’une des dernières générations d’humains mortels. La vie éternelle arrive, ce ne serait plus un phantasme. On pourrait envisager que les gens qui naissent de nos jours vivront environ cent vingt ans, à grands coups de vie saine et de médicaments, ce qui les amènerait à l’ère bioionique, celle où l’on remplacera à la demande tous les organes défaillants. Nos rejetons pourraient enfin vérifier l’adage selon lequel l’éternité, c’est long, surtout vers la fin.... Un être humain immortel!... Pauvres de nous!....

mardi 9 novembre 2010

Lutte de classes

L’un des plus beaux slogans entendu ou vu dans les manifs récentes est, à mon sens, le “Je lutte de classes” que portaient certains en placard sur la poitrine. La lutte de classes est donc de retour. Enfin, c’est la référence à la lutte de classes qui réapparaît. Il y a encore cinq ans, ce terme aurait fait l’effet d’une blague. La lutte de classes, elle, elle n’avait évidemment pas disparu. Mais on n’en parlait plus. C’était pas moderne, comme concept. Ce gouvernement aura donc réussi l’exploit de la ramener au premier plan. On devrait s’apercevoir rapidement, maintenant, qu’elle n’a jamais cessé et que, si les classes laborieuses, manipulées par les théories et la propagande néolibérales, l’avaient un peu perdue de vue, les classes dominantes, elles, n’ont jamais agi qu’en vertu de ses critères. La lutte de classes est morte? Vive la lutte de classes!... La partie la plus réjouissante du slogan est cependant contenue dans le “Je”. La lutte de classes, dans les temps, c’était un combat de toute une classe, sans différenciation, une masse supposée uniforme de gens qui auraient eu les mêmes intérêts et auraient lutté tous ensemble pour la réalisation d’un idéal commun. C’était évidemment une foutaise. Dans la classe ouvrière, on se serre rarement les coudes quand apparaissent les nuages et qu’il s’agit de sauver sa peau: c’est toujours chacun pour soi. De classe ouvrière unie, point!.... La seule unité apparente tenait aux partis politiques censés les représenter et qui jouaient, comme tout le monde, les cartes de leurs intérêts particuliers bien plus souvent que celles de tous ceux qu’ils étaient supposés soutenir. Introduire le “Je” aux côtés du terme lutte de classes, c’est donc afficher que soi-même, personnellement, on s’inscrit en tant qu’individu dans la logique de la lutte des classes, une position morale, si vous voulez. Loin des partis, des organisations, chacun de ceux qui se sentent opprimés en tant qu’ils sont membres d’une classe prennent ce combat à leur charge. Une classe qui se définit par un sentiment d’appartenance et une volonté plutôt que comme une théorie. La lutte de classes est morte? Vive la lutte de classes!....

lundi 8 novembre 2010

Paupérisation

Le fric, le grisbi, la thune, ce n’est pas un sujet.... Chez les gens bien, on ne parle pas de ces choses-là.... Cela vient de la religion catholique, qui a toujours considéré l’argent comme sale.... Il n’y a qu’une sorte de gens qui parlent d’argent: ce sont ceux qui n’en ont pas. Pour les classes dirigeantes, c’est un moyen de les identifier, une discrimination très efficace. Je fais partie de ces gens qui, après une période où il y avait assez d’argent pour vivre simplement, connaissent maintenant des temps beaucoup plus difficiles. Le peuple de ce pays s’appauvrit irrémédiablement. Quel est le bout de cette lente descente?

lundi 25 octobre 2010

Pause

C’est les vacances. En ces temps où l’on voudrait nous faire travailler de plus en plus, les vacances, c’est comme un temps de résistance..... Je prends donc des vacances.... Sans avoir à remplir mon réservoir et faire marcher la machine à fric. Juste en me taisant..... A bientôt

samedi 23 octobre 2010

Démo crasse

Sarkozy est de ceux qui ne manquent pas d’air. Il s’y entend, pépère, en matière de démocratie. Je cite: “la démocratie, ce n’est pas un petit groupe de gens qui imposent leur volonté par la force”. Tiens!.. et c’est quoi, alors, un président à 30% dans les sondages qui envoie les CRS pour taper sur un peuple mécontent à 70%, d’un projet de loi imposé par la force et qui le manifeste? C’est la démocratie?...

vendredi 22 octobre 2010

Pour qui le fric?...

Sarkozy.. Ce nom vous dit quelque chose?.... Je suis sûr que vous ne savez pas tout. Un coup d’oeil ici

jeudi 21 octobre 2010

Lapsus

Fellation, c’était la Dati. Brice, le rouquin, là, au bord de l’albinos, lui, c’est “génital”... Ils enfilent les lapsus... Ils ne pensent qu’à baiser, quoi... Ah!.., variante, on pourrait penser qu’ils ne pensent qu’à NOUS baiser... Par les temps qui courent, s’il y a pénurie, j’espère que ça ne touchera pas la vaseline....

mercredi 20 octobre 2010

Insultes?...

Mélenchon a traité Pujadas de “salaud” puis de “laquais” dans une vidéo qui buzz pas mal. Les journalistes sont scandalisés. Pujadas se dit offensé. C’est curieux. C’est plutôt soft, laquais... Il aurait pu dire lèche-cul, carpette, fayot, valet, larbin, chien de garde, courtisan, servile, même, enfin un tas de jolis noms tous plus vrais les uns que les autres. C’est ça, le truc? Faut pas dire quand c’est vrai?..... Ça m’a rappelé une chanson de Ferrat. Tout n’est pas bon dans cette chanson, en particulier la glorification des Nord-Vietnamiens, mais le dernier couplet, qui était adressé à Mr D’Ormesson, à l’époque patron du Figaro, le père (ou l’oncle?..) de notre Jeannot national, vaut le déplacement:

Mais regardez-vous donc un matin dans la glace
Patron du Figaro songez à Beaumarchais
Il saute de sa tombe en faisant la grimace
Les maîtres ont encore une âme de valet

La chanson est restée dans les mémoires comme l’une des seules à avoir été interdites de télé et de radio..... A cette époque, les journalistes avaient déjà l’outrage facile.... Et des amis bien placés.

mardi 19 octobre 2010

Sapience

Si on se laissait aller, comme la plupart de nos contemporains, on serait évidemment aussi abjecte et égoïste qu’eux, avec cette différence que nous en aurions conscience. De fait, certains comprennent parfaitement les raisons qui font que l’être humain se montre trop souvent trop humain. Mais comprendre n’est ni excuser ni entériner. On peut comprendre les ressorts qui conduisent l’assassin à assassiner ou le voleur à voler, ou encore le tortionnaire à torturer. On peut savoir qu’on en serait nous-mêmes capables mais ce n’est pas pour cela que c’est bien ou même admissible. D’ailleurs, ceux qui ont capté à quel point d’abjection l’être humain est capable de se comporter sont aussi ceux qui ne passeront jamais à l’acte.

lundi 18 octobre 2010

Libres!....

Dans les rapports entre le faible et le fort, c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime. ( Rousseau?...) Vive le néo-libéralisme économique!...

samedi 16 octobre 2010

Com...

Eric Establie, le spéléologue, est mort. A cette heure, on ne peut pas dire à quand remonte son décès. On entend dire qu’il n’aurait pas survécu très longtemps à son accident et que, par conséquent, les signes de vie qu’on avait cru être les siens n’auraient pas pu l’être. Je ne ressens aucune joie à cette nouvelle et m’associe sincèrement à la tristesse et au chagrin de tous ceux qui l’ont connu ou aimé. Néanmoins, on ne peut nier qu’il y a eu communication sur ce sujet d’actualité. Et, en France, en 2010, qui dit communication dit...... Le sujet faisait la une à chaque journal télé. On nous maintenait dans l’attente de la bonne nouvelle, on allait le sauver, en déployant des moyens techniques et humains hors norme. De là à se figurer que, en haut lieu, on aurait voulu se refaire une santé dans les sondages au moment où, au Chili, un autre s’en refaisait une avec ses trente trois....

vendredi 15 octobre 2010

Les frères Tapedur....

Des hommes et des dieux. Deux millions d’entrées. Vous n’êtes pas raisonnables, tout de même!.... Sinon, vous avez compris, hein!... Le gouvernement vous aura prévenus: si vous laissez vos enfants traîner dans les rues ces temps-ci, les CRS vont taper dessus et ils sont en danger..... On pourrait dire aux CRS de lever le pied.. Mais ça..., n’y comptez pas trop. Ces animaux-là ne comprennent pas tout. Eux, ils sont payés pour taper. Ils cognent. Et dur. Milice? Nervis? Mercenaires? Gladiateurs? Fachos?.... Tout de suite, les gros mots. Tas d’extrêmistes que vous êtes. C’est le grand écart, là, pour vous... Entre le film du début de ce message (rien que penser au titre, beurk!..) et votre attitude parentale, dur, non?....

jeudi 14 octobre 2010

Renabilité énergétique

Les opérateurs de l’énergie sont dans la mouise!.... Ils doivent à la fois nous vendre l’énergie ET les économies d’énergie.... Il n’y a pas trente six solutions: pour survivre, ils doivent continuer de nous en vendre et, dans le même temps, nous en vendre moins. Il n’y a qu’un seul moyen: nous la vendre de plus en plus cher. Pour ça, il faut com-mu-ni-quer. Nous vendre cher de l’écologie, en fait des services annexes, des astuces, des équipements, qui nous permettront peut-être, de consommer moins de kilowatts mais, surtout, surtout, de maintenir les factures au niveau où elles étaient dans l’étape précédente. Investissez, braves gens, investissez.... Dans des panneaux, des pompes, des poêles, ce que vous voudrez.... Mais, de grâce, faites en sorte que vos factures ne baissent pas!..... L’avenir des grandes entreprises françaises, parfois numéro 1 mondial dans leur domaine, est en jeu, il faut qu’elles puissent continuer de faire des bénéfices qui attireront les investisseurs et satisfassent leurs actionnaires.... A vot’ bon coeur!....

mercredi 13 octobre 2010

Bêtes

C’est idiot, un hérisson. C’est mignon, d’accord, mais stupide. Pourquoi ça traverse les routes un hérisson? Ça fait combien de générations, maintenant, qu’on les écrabouille joyeusement au milieu de leur traversée? Ils peuvent pas se raconter l’histoire entre eux, éduquer leurs petits? C’est con un hérisson. Qu’est-ce qu’il peut bien y avoir de plus con? Ah, si... Peut-être. Les crétins qui en aplatissent un par semaine sur la route qui passe derrière chez nous.

mardi 12 octobre 2010

Dissident

Il vivait tranquille et isolé dans son village. Tout le monde connaissait ses idées contestataires, son opposition ouverte au régime. Il avait participé à quelques publications très rebelles. La police est venue le cueillir un matin à l’aube, dans un déchaînement de violence inouï, pour le conduire derrière les barreaux. Liu Xiaobo?.... Ah non!.. Je parlais de Julien Coupat....

lundi 11 octobre 2010

le dix en dit long

le 10 octobre 2010 (c’était hier), c’est un jour spécial pour qui a l’esprit mathématique: 10/10/10. Il y en a peu dans une vie. 09/09/09, 08/08/08,..... 08/08/88, enfin, un nombre très limité. Ce qui est amusant, c’est le caractère totalement hasardeux de l’événement: il dépend de l’origine choisie pour le compte du temps, de notre numération, d’un tas de conventions, qui aboutissent à ce hasard. La phrase idoine, en cette circonstance, est : tout est dans tout et réciproquement... le reste, c’est dans Victor Hugo.

samedi 9 octobre 2010

Schmittshhhh!....

Eric Emmanuel Schmitt.... Rien qu’en écrivant ça, et parce que je sais que vous allez immédiatement penser que, si j’en parle, c’est pour le descendre, je sais que ça va “cliver”, comme on dhit à Phharich.... Je trouve ça à chier, évidemment. Beaucoup de cons du sérail vous diront que la seule attitude acceptable, pour tous les acteurs du milieu culturel c’est de parler de ce qu’ils aiment et de ne jamais évoquer ce qu’ils abhorrent. Mon cul!.... Ils ne disent jamais de mal parce qu’ils craignent qu’on leur renvoie l’ascenseur..... Ils craignent plus que tout au monde le mal qu’on pourrait dire d’eux-mêmes, de leur indigence culturelle, de leur médiocrité, de leur absolue et affligeante inculture. Du coup, ils s’abstiennent de donner leur avis. Schmitt, c’est le type même de l’égocentré. Moi, je, moi, je... Et ma force, c’est que je vends... Le succès!... On pourrait lui répondre, enfin, on devrait, que la chose la plus vendue sur terre est le papier cul..... Mais ce crétin abjecte vient de se trahir, comme c’est souvent le cas avec les médiocres.. Ils finissent toujours pas se dénoncer eux-mêmes. Une histoire de patience!.... Il préfère Beethoven à Mozart.... Plus salonnard que Beethoven, plus pompier, plus convenu, plus à la mode, plus ambitieux, plus faux, on ne peut pas imaginer.. Il ne peut plaire qu’à des gens qui se piquent de culture sans rien y connaître (voir à ce sujet le jugement de Clément Rosset..).... Une très bonne définition de nos actuels dirigeants et de tous les gens qui ont aujourd’hui du succès. Ce qu’il ne sait pas, le Schmitt, c’est que l’affirmation, de sa part, d’une certaine admiration pour Beethoven, et contre Mozart, qui, lui, est le représentant du pur génie, parce qu’il comprend mieux le premier que le second, c’est tout simplement l’aveu de sa pauvreté intellectuelle. On n’apprécie que ce qu’on comprend. Que ce qu’on domine, pour les pires d’entre nous.... On se sent près de Ludwig parce qu’on pourrait en faire autant, ce qui n’est pas le cas de Wolfgang. Schmitt, c’est un exemple symbolique de ce que la société du spectacle peut produire de mieux: le jeune con, puis le vieux con, bouffi de suffisance..... Le genre ravi de sa propre nullité parce qu’elle se vend.... Coluche disait un truc hyper pertinent: si c’est N°1, c’est que vous l’achetez....... Je conchie totalement E.E. Schmitt. Et, parce que je n’ai pas le sens de la nuance, que je suis un forcené, je suis certain que, si vous me confiez, quelque jour, le sort du sieur, je lui chierai effectivement sur la gueule, comme je pourrais le faire avec d’autres, tous les collabos, y compris culturels, que l’histoire produit. Et comme je suis, moi, humain, véritablement humain,je suis persuadé que, comme Lambert (Coluche, dans Tchao Pantin, encore lui!...), je ne le ferai finalement pas. C’est la force des Schmitt et consorts.... Ils ne pourront jamais nous contraindre à leur ressembler vraiment.

vendredi 8 octobre 2010

Vieil air....

De l'autre côté de l'Atlantique
Dans la fabuleuse Amérique
Brillait d'un éclat fantastique
Le dollar
Il f'sait rêver les gueux en loques
Les marchands d'soupe et les loufoques
Dont le cerveau bat la breloque
Le dollar
Et par milliers, d'la vieille Europe
Quittant sa ferme ou son échoppe
Ou les bas quartiers interlopes
On part, ayant vendu jusqu'à sa ch'mise
On met l'cap sur la terre promise
Pour voir le dieu dans son église
Le dieu Dollar !

Mais déjà dans la brume
Du matin blafard
Ce soleil qui s'allume
C'est un gros dollar !
Il éclaire le monde
De son feu criard
Et les hommes à la ronde
L'adorent sans retard

On ne perd pas l'nord, vous pensez,
Juste le temps de s'élancer
De s'installer, d'ensemencer
Ca part !
On joue, on gagne, on perd, on triche
Pétrole, chaussettes, terrains en friche
Tout s'achète, tout s'vend, on d'vient riche
Dollar !

On met des vieux pneus en conserve
Et même, afin que rien n'se perde,
On fait d'l'alcool avec d'la merde
Dollar !
Jusqu'au bon Dieu qu'on mobilise
Et qu'on débite dans chaque église
Aux enchères comme une marchandise
A coups d'dollars !

Mais sur la ville ardente
Dans le ciel blafard
Cette figure démente
C'est le dieu Dollar !
Pas besoin de réclame
Pas besoin d'efforts
Il gagne toutes les âmes
Parce qu'il est en or

Autos, phonos, radios, machines,
Trucs chimiques pour faire la cuisine
Chaque maison est une usine
Standard
A l'aube dans une Ford de série
On va vendre son épicerie
Et l'soir on retrouve sa chérie
Standard
Alors on fait tourner des disques
On s'abrutit sans danger puisque
On est assuré contre tous risques
Veinard !
La vie qui tourne comme une roue
Vous éclabousse et vous secoue
Il aime vous rouler dans la boue
Le dieu Dollar

Quand la nuit sur la ville
Pose son manteau noir
Dans le ciel immobile
Veille le dieu Dollar
Il hante tous les rêves
Des fous d'ici-bas
Et quand le jour se lève
Il est encor là !

On d'vient marteau, dans leur folie
Les hommes n'ont plus qu'une seule envie
Un suprême désir dans la vie :
De l'or !
S'ils s'écoutaient, par tout le monde
On en sèmerait à la ronde
Au fond de la terre profonde
Encor !
On en nourrirait sans relâche
Les chèvres, les brebis, même les vaches
Afin qu'au lieu de lait elles crachent
De l'or !
De l'or partout, de l'or liquide
De l'or en gaz, de l'or solide
Plein les cerveaux et plein les bides
Encor ! Encor !

Mais sous un ciel de cendre
Vous verrez un soir
Le dieu Dollar descendre
Du haut d'son perchoir
Et devant ses machines
Sans comprendre encor
L'homme crever de famine
Sous des montagnes d'or !

Paroles et Musique: Gilles (Alias Jean Villard) - 1932

Le son ici

jeudi 7 octobre 2010

Gros sous.....

Kerviel est condamné.... Trois ans de prison ferme. Presque cinq milliards de dommages et intérêts. Du jamais vu. Un homme est condamné à payer pour un système, cela ne fait aucun doute... Pour autant, même si l’on admet l’injustice de sa position, le problème moral, philosophique, si vous voulez, n’est pas réglé. Ce problème, c’est celui de la distinction, entre responsabilité particulière et responsabilité institutionnelle. Dans une affaire comme celle-ci, l’institution, une banque, en l’occurrence, se retranche derrière le libre arbitre d’un acteur individuel qui a, c’est incontestable, dépassé certaines limites de la morale commune. Pour autant, l’autorité, la banque, démontre assez régulièrement sa capacité à dépasser elle-même ces limites. Mais la justice a décidé de le mettre face à ses responsabilités. Si les milliards se sont évaporés, c’est à cause de quelques clics que sa main et sa main seule aurait choisi de produire. Ce type est une victime, évidemment. Victime du cynisme de ses employeurs qui ont su ouvrir les bons parapluies au bon moment.


Le veau d’or est toujours debout!
On encense Sa puissance
D’un bout du monde à l’autre bout! ......

Méphistophélès / Faust / C. Gounot (d'après Goethe)

mercredi 6 octobre 2010

suite...

Je suis persuadé que certaines personnes, groupe dont je ne revendique à aucun moment de faire partie, ont aujourd’hui le rôle que la légende attribua un jour au Petit Poucet. Semer des cailloux blancs, pour, qu’un jour, des curieux puissent retrouver le chemin vers la pensée actuelle ainsi qu’à celle qui nous a précédés. Nous sommes aujourd’hui dans une période où l’important n’est plus la pertinence du discours mais l’envie qu’on a d’être à l’avant de la scène. Un truc nietzshéo-freudien. Moi je, moi, je.... Ce qui favorise l’indigence du discours et ne tient que sur l’ambition.... Si vous avez besoin d’être convaincu, écoutez ou regardez ces émissions où les animateurs rament pour vous convaincre de la qualité des “oeuvres” qu’on leur impose de présenter, mais, la plupart du temps, affligeantes. Risible!... Ce temps n’aura qu’un temps. Même si Debord a raison. Il appartient à ceux qui s’y opposent fermement de tenir, même si ce n’est qu’au cas où...... Ne lâchez rien!.... Courbez le dos et tâchez de vous faire éditer quelque part.... La postérité pourrait un jour vous rattraper. Et si elle ne vous rattrape pas... ça s’appelle le pari de Pascal.... Un autre Pascal....

mardi 5 octobre 2010

Pffff!!!....

Les “créateurs” me fatiguent. Vous avez raison: quelque chose en moi m’agace. Mais je parle de la majorité des créateurs, ceux qui n’ont rien à dire et dont l’unique désir est de dire, malgré tout, ce que je rapproche du concept du stade anal décrit par Freud, entre autres. Il est beau mon caca, n’est-ce pas, maman?.... Reste à déterminer, pour ce qui me concerne, de quel clan je fais partie.... On déborde d’oeuvres, d’installations, de chansons, de films, de livres, j’en passe, qui n’ont aucun intérêt et tout le monde se rue, y compris, et avant tout, les médias, trop contents d’avoir une info à passer. On ne va pas laisser les écrans vides, tout de même?... Mais qu’est-ce qui les pousse, ces foetus attardés, à nous imposer leur création absolument affligeante?.... Beaucoup vous répondent que la vie est courte et qu’il faut aller vite, très vite, pour faire plein de choses avant la mort. Et on ne pourrait pas se reposer un peu, avant la mort?... Et ça change quoi, devant la mort, si on n’a rien fait avant? Ça recule l’échéance? Le philosophe, un peu désabusé, dit un jour : les hommes ne font la guerre que parce qu’ils ne savent pas rester au calme dans leur chambre.

lundi 4 octobre 2010

silence...

Juste avant ce week-end, je suis tombé sur le message d’un écrivain qui a décidé d’abandonner son blog aux toiles d’araignée. Une voix s’est tue. Tout plein de gens vont lui signifier que c’est dommage. Parmi eux, beaucoup d’hypocrites. Beaucoup vont également penser que c’est tant mieux, que ça fera un concurrent de moins. Ce que j’en pense: c’est toujours les meilleurs qui s’en vont les premiers. Je suis encore là. Malgré la tentation qu’a fait naître en moi cette décision d’une personne dont j’apprécie l’opinion.

samedi 2 octobre 2010

Chiffres

Smic brut au 01/01/2010 : 1 343,77. Smic net : 1 055,42 €. Total des charges sociales acquitées par le salarié : 288,30€. En pourcentage, c’est 21,45%. Si l’on fait un rapide calcul des charges courantes, loyer, transport, etc..., on peut estimer à 300 à 400€ le reste à vivre, c’est à dire la somme qui reste au salarié pour assumer ses frais d’alimentation, d’habillement, et autres.... Si l’on prend l’exemple d’un cadre de haut niveau à 20 000€ brut par mois, les charges deviennent, à un taux comparable, environ 4300€. Les charges courantes, en proportion, compte tenu de son standing seraient d’environ 8000€, ce qui n’est qu’une estimation. Reste à vivre: 7700€ par mois. Vingt fois plus que le salarié payé au smic. Pourtant, en termes de statistique, ces deux personnes, le smicard et le cadre, sont soumis à peu près au même taux de prélèvement et de charges. Pourquoi croyez-vous que, dans ce pays, on ne parle qu’en termes de pourcentage?.... La statistique, Staline savait très bien l’utiliser. Mao de même. Dans ces univers, l’individu n’est rien, rien d’autre qu’une croix dans une case, un tant pour cent, un chiffre. Le libéralisme actuel a très bien compris la leçon.

vendredi 1 octobre 2010

Société?...

Le gouvernement fait des “économies”. Nous, on va pas en faire. C’est qui qui va payer tout? Ma pomme , ta pomme, notre pomme.... C’est toujours les petits qui trinquent, les gros sont bien à l’abri disait la chanson.... Cette fois, c’est si injuste qu’on en arrive à se demander si on vit encore en société, vous savez, ce concept basé sur la solidarité....

jeudi 30 septembre 2010

Et tout ça ça fait d'excellents Français....

De “bons petits français”..... Les bras m’en tombent!.... Hors de tout antisémitisme, je voudrais juste rappeler que Besson, qui a prononcé ces mots, est juif.... JF Coppé, lui-même, a, dernièrement, rappelé Hirsch à ses devoirs de mémoire sur la Shoah et les justes..... C’est une morale, comme d’habitude, à géométrie variable, comme le reste.... Comment peut-on parler de “bons petits français” quand on est un citoyen de confession juive né en France et dont les ancêtres ont déjà entendu cette chanson, hélas?..... Je crois qu’il n’y a qu’une explication: ces gens sont cons.... Bornés, vous voyez?... Des débiles sous-dotés intellectuellement. Me revient en mémoire le titre d’un livre: “ces malades qui nous gouvernent”. Les nôtres, de gouvernants, les actuels, sont de graves malades. Mais le mal est dans la tête, pas dans le corps. D’ailleurs, indice, ils font tout pour massacrer la psychanalyse. On comprend qu’ils n’aient pas envie de livrer le fond de leur pensée. De “bons petits français”!!!.... Et puis quoi encore? Une race pure?....

mercredi 29 septembre 2010

tralalala....

Zazie, chanteuse de renom, humaniste en diable, révoltée, hein!..., très très, charitable comme il faut, concernée par ceux qui souffrent, et tout, un peu people, mais pas trop quand même, une certaine classe, chic, quoa!.., a pour véritable nom Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes et se trouve être ci-devant baronne. C’est fou ce qu’on retrouve comme aristos fin de race dans le milieu des gens en vue, dans ce pays. Révolution? Il y a eu une révolution?

mardi 28 septembre 2010

Chiens de garde

En résumé: la France est un pays où les riches s’enrichissent et dominent, souvent en toute indécence, du haut de leur tas d’argent et sans lâcher un seul de leurs privilèges, un peuple qui s’appauvrit et doit travailler de plus en plus et de plus en plus dur pour survivre, sans entrevoir aucune amélioration possible ni aucun changement possible. Dans ces conditions, les forces de police deviennent inéluctablement cette milice qui maintient un ordre injuste, au service des plus fortunés, qui protège uniquement ceux qui possèdent contre ceux qui n’ont rien et se livrent au vol et au pillage pour des raisons presque légitimes de partage sauvage des richesses. Dans ces conditions, la sécurité des forces de l’ordre est en péril. Pour accéder aux richesses, il faut combattre les gardiens de l’ordre, qui ne sont plus des gardiens de la paix. Je ne vois pas comment, à moyen terme, il se ferait que l’on ne continue pas de s’en prendre à eux ici ou là.

lundi 27 septembre 2010

Bouc émissaire

Pourquoi n’acceptons-nous pas que les “gens du voyage” voyagent? Que mettent-ils en péril en refusant d’être intégrés, sédentarisés, standardisés? En quoi seraient-ils un danger? Pourquoi leur désir de pouvoir être ailleurs demain nous est-il intolérable? Que préservons-nous de nos règles, de nos lois, en exigeant d’eux qu’ils se fixent et s’insèrent dans nos standards de vie? Et nous, qu’avons-nous contre ces gens? Quelle part de nous-mêmes nous obligent-ils à affronter? Que nous montrent-ils de la vie que nous aurions perdu de vue? Quel combat interne leur attitude nous impose-t-elle? A quelle souffrance personnelle nous confrontent-ils pour que nous leur en voulions autant?

samedi 25 septembre 2010

Mercantiles...

Quand des gens souffrent, en bavent, sont piétinés, meurent, il y a toujours une bonne âme pour en faire des photos, des peintures, des chansons, des livres, des oeuvres, quoi. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et nous, couillons qu’on est, on reprend les chants en coeur, on se précipite au magasin pour acheter le disque, on acquiert les livres, on s’habille avec les T-shirts militants, parce qu’on a l’impression d’avoir fait quelque chose pour les pauvres gens. On a juste participé un peu à la machine à broyer qui fera encore un peu plus leur malheur. C’est le paradoxe des occidentaux suralimentés. Leur générosité, d’une manière ou d’une autre, ne fait que prolonger la vie du système, accroît inéluctablement les problèmes des crève-la-faim.

vendredi 24 septembre 2010

Logique

On s’était fait piéger dans des embouteillages monstrueux. Comme à l’habitude, la moitié des conducteurs coincés ne pensaient qu’à passer devant l’autre moitié, au risque de manoeuvres dangereuses, ce qui était l’unique cause du ralentissement. Je pestais sec. Pire que ça. Je relisais de manière exhaustive tout mon lexique de grossièretés. Ça passe le temps et mes contemporains le méritent largement. Une fois que nous avons enfin eu dépassé le noeud du bouchon et repris une marche normale, le petit bonhomme qui occupait le siège arrière a demandé, fort logiquement:

- Quand il y a des bouchons, pour que ça avance, il faut dire des gros mots?....

jeudi 23 septembre 2010

Gardez-les!....

La France de Don Sarkoléone est un drôle de pays. Nous passons notre temps à foutre dehors des étrangers en situation irrégulière, vingt mille par an, quand même, des gens qui sont là, des fois, depuis des décennies, des enfants, même, alors que l’enfance, hein!..., à renvoyer les Rroms, deux mille depuis le début des rafles, et là, on nous en prend cinq en otage et on se met à remuer ciel et terre, à dépenser des sommes folles, en particulier en moyens militaires, juste histoire de les faire rentrer au bercail. Je ne comprends pas. Faut-il prendre l’affirmation sous-jacente au pied de la lettre: cinq Français valent plus que 22000 étrangers? Faut-il y voir la marque d’un nationalisme forcené? Doit-on faire l’impasse sur le fait que les étrangers présents sur notre territoire, même si c’est illégalement, participent à l’enrichissement de tous alors que nos ressortissants présents en Afrique ne font que participer au pillage des ressources naturelles de ces pays? Je suis peut-être un vieux con mais pour rien au monde vous ne pourriez m’envoyer travailler dans un pays du tiers monde où la France aurait un passé colonial, la France ou tout autre pays occidental. Les types qui se sont fait enlever, là, ils faisaient quoi, là-bas?... Ils n’étaient pas en train de participer à une guerre économique ? Vous savez, de celles qui conduisent au déplacement de certaines populations gênantes, qui maintiennent la pauvreté dans le tiers monde, qui accroissent sans cesse la fracture Nord/Sud?... Les guerres, c’est sale, ça fait des morts. Vae victis... Faudrait pas me pousser beaucoup pour me faire dire que, personnellement, je préfère les Rroms, qui ne feront jamais de tels ravages sur l’avenir de la planète et du genre humain..... La France de Sarkoléone?... Un tas de bouffis suralimentés et jaloux de leurs privilèges. Sans moi!....

mercredi 22 septembre 2010

Le parrain

Une chose m’épate, c’est qu’aucun des porte-flingue de notre mafioso en chef, notre parrain, Don Sarkoléone, les Ciotti, Bertrand, Lellouche, Lefebvre, Estrosi, j’en passe.., aucun, donc, n’ait encore sorti son langage de charretier habituel et n’ait traité Mme Viviane Reding de mal baisée, de furie hystérique ou de femelle en chaleur, ou bien de l’un de ces jolis noms d’oiseaux dont ils ont le secret. Vous croyez qu’on les aura muselés? Ou bien qu’il l’auraient dit mais qu’on n’en parle pas? Je ne peux pas croire qu’ils aient pu se tenir. Ou alors, c’est le parrain lui-même qui l’aura dit. Ils n’auront pas osé reprendre ses mots. On dit qu’il a la gâchette facile.

mardi 21 septembre 2010

Star

Figurez-vous qu’il m’arrive un truc inattendu: je suis célèbre. Je me pointe à la caisse du Leclerc local et la caissière me lance: “Alors, comme ça, vous étiez dans le journal, hier?...” Je me suis mis à bredouiller. Ben oui!... Et puis j’ai repris le dessus sur la surprise, j’ai ajouté: mince, je vais plus pouvoir faire mes courses tranquille, alors?... Ma caissière m’a répondu que non, que j’étais bon pour les lunettes noires, la perruque et tout le tintouin. On a ri. J’aimerais pas. Je détesterais ça si ça devait arriver vraiment. Ça tombe bien, vous entends-je ricaner: je n’ai aucune chance de devenir vraiment célèbre. N’empêche, j’aimerais pas. Si jamais, qui sait, je finissais par devenir un de ces “people”, je compte sur vous pour me rappeler ce que j’en disais le 21 septembre 2010....

lundi 20 septembre 2010

Nimby

L’argument que le président voudrait péremptoire à propos des Rroms est donc: si vous les aimez, prenez-en donc dans votre jardin. Outre que cette proposition est absolument raciste et diffamatoire, puisqu’elle assimile les Rroms à des animaux de compagnie, cet argument, qu’on connaît sous le terme de NIMBY (not in my back yard.... traduction: pas chez moi..) sous-entend que toutes les personnes qui ont des Rroms près de chez eux savent très bien qu’ils posent problème. C’est faux. Je vais vous dire: j’en ai dans mon jardin... Ou presque... Et nous sommes pas mal, par ici, à en avoir pas loin de nos plantations et de nos poules. Ce qui ne nous empêche nullement d’avoir avec eux des rapports apaisés et de nous révolter à l’idée qu’on pourrait les déloger. Cet argument repose sur la peur et uniquement sur la peur. Il touche ceux qui, justement, n’en voient jamais..... Exactement comme ces habitants de petits villages qui vous diront que les étrangers sont un réel problème alors qu’aucun n’habite à moins de vingt kilomètres de chez eux. C’est tout simplement de l’ignorance.

samedi 18 septembre 2010

Jean d'O

Jean d’Ormesson... 85 ans, écrivain, enfin, qui fait publier des trucs avec son nom imprimé dessus... J’arrive pas à le détester, Jeannot (il aime bien qu’on l’appelle Jeannot, ça lui rappelle sa maman). C’est pas que son oeuvre soit digne d’intérêt, non, mais c’est à cause de l’homme. Une sacrée classe. Un grand vaniteux mais sans l’ombre d’une once de honte. Qu’est-ce que tu veux faire plus tard? Rien!... Vous diriez quoi de votre vie? Je me suis bien amusé!..... Un seigneur. Et puis ce langage, cette élocution, cette culture, juste à la limite du suranné, juste au bord du trop, la grande classe. Jeannot s’attaque à l’histoire de l’univers. Ça doit être l’âge et la trouille du néant qui s’approche. Jeannot, lui, il ne croit pas au néant. Il en est encore à se demander “c’est qui qu’a créé tout ça”. Et si on lui répond qu’il se pourrait bien, qu’on a de bonnes raisons de penser, que personne n’a créé ça, justement, que ça s’est fait un peu tout seul, il emploie cette vieille ficelle des créationistes qui consiste à demander qui, dans ce cas, est à l’origine des lois qui menèrent à l’état actuel. C’est un truc de vieille baderne inculte, Jeannot. Je ne dis pas que vous êtes le seul et que c’est parce que vous êtes trop vieux, les deux Bogdanov nous jouent le même coup, mais je dis que, cette fois, vous avez atteint votre limite de compétence. On n’a pas besoin de l’hypothèse d’une origine des lois physiques, Jeannot. Tout ce qu’on peut en dire, c’est que, compte tenu de l’existence de ces lois, la vie sur terre ne pouvait qu’apparaître et qu’on ne pouvait en arriver que là. Se retourner et s’étonner du miracle que notre présence constitue, Jeannot, ce n’est que de l’anthropocentrisme. Une sorte de déisme, si vous voulez. Ce qui, sur la carte de visite d’un homme qui se prétend agnostique fait une très vilaine tache, Jeannot.

vendredi 17 septembre 2010

Vous avez suivi le débat autour de Freud? C’est assez réjouissant. D’un côté ceux qui l’accusent, principalement de participer au maintien du système libéral, et, en face, ceux qui y croient dur comme fer, j’emploie croire à dessein, et qui n’ont, pour tout argument final que de proposer à leurs détracteurs d’aller se faire psychanalyser, que ça leur ferait un bien fou. Notez, si vous avez écouté et compris les arguments des deux camps, vous aurez remarqué qu’il y a beaucoup de choses pertinentes d’un côté et de l’autre. Certains des détracteurs ont des psychismes relativement complexes et les adorateurs, quant à eux, font souvent preuve d’un aveuglement confinant au dogmatisme. Je vais me garder de trancher. Je vous laisse vous faire une opinion. En indiquant quand même que je n’ai pas de dent contre le bon docteur de Vienne, dont je considère le point de vue comme enrichissant, sans pour autant en faire un gourou. En attendant, je vous ai ressorti un vieux truc que je trouve très chouette. On avait tous ça sur un mur de la maison, autrefois, dans les belles années soixante dix.



















Sur le mur de ma chambre, j’en avais, en plus, un autre. Je n’ai pas réussi à remettre la main sur l’original.... Je vous ai fait une copie à la main..... Pardon à l’auteur... C’était il y a plus de trente ans. Comme quoi le débat n’est pas neuf....

jeudi 16 septembre 2010

Expions....

Les marches blanches, c’est un truc qui me glace. Le défilé des bons sentiments, de la morale, de la bien-pensance. On serait dans les années soixante dix, période de l’histoire récente où l’on pouvait tout dire, vraiment tout, je vous dirais que ces défilés ne sont composés que de mecs qui savent qu’ils peuvent violer et de femmes qui aimeraient l’être. Expiatoire est le mot idoine. Mais peut-on encore tout dire?.....

mercredi 15 septembre 2010

Age....

Repousser l’âge de la retraite, c’est une mesure non seulement injuste mais, de plus, inutile. Sa seule utilité est d’en faire baver un peu plus aux pauvres gens. Ce qui pourrait s’appeler “tirer sur la ficelle de l’aliénation”. Un bon coup sur la laisse, sage, aux pieds. C’est qui le roi du monde, merde, alors?.... Couché, sale bête!... On en raconte beaucoup, on en entend beaucoup. Les arguments contre cette loi sont souvent frappés au coin du bon sens. Mais le seul qui soit vraiment pertinent, profondément vrai, c’est qu’il s’agit d’une régression. Un demi-tour sur le projet qui a toujours été celui de l’Humanité: se fatiguer moins. Toutes les inventions de l’être humain n’avaient qu’une seule justification: diminuer la pénibilité du labeur quotidien. Je parle de la mécanisation, des autos, des tracteurs, des machines à laver, des ordinateurs, de tout ce qui nous entoure aujourd’hui. Notre gouvernement tente un retour à un passé plus pénible où l’on devrait travailler plus, ce qui est carrément contre l’évolution même.... D’ailleurs, vous l’aurez remarqué, on n’a jamais autant parlé de Darwin.... Je trouve la loi proposée par notre gouvernement simplement scandaleuse. Elle me révolte. Mais le fonds de ma pensée, c’est, avant tout, une profonde tristesse. Un chagrin immense. Parce que nous venons de renier une part de notre humanité.

mardi 14 septembre 2010

La loi et l'esprit

Il y a la loi et l’espit de la loi. On disait ça autrefois. Ce qui ouvrait la porte aux nuances dans les condamnations. Par prise en compte, tout simplement, des circonstances. Ahmadinejad, ci-devant président d’Iran, justifie la lapidation programmée de Sakineh Mohammadie Ashtiani par la loi. La loi de son pays l’autorise, il le fait. Nos ministres, notre président, font exactement la même chose. La loi les autorise à expulser et ils le font. En ce sens, et même si les Rroms expulsés ne le sont pas vers des camps d’extermination, du moins pas pour l’instant, l’esprit de nos dirigeants et celui d’Ahmadinejad sont similaires. Non pas dans les faits mais dans l’esprit. Ils ne font qu’atteindre à un principe, ils ne s’en prennent qu’à une idée. Lorsqu’on les traite de fascistes, pas de réels fascistes, pas encore tout à fait, mais d’être conformes aux idées fascistes, ils poussent de grands cris d’orfraie et dénient absolument. Ils sont pourtant effectivement semblables à tous ceux à qui on les compare. Leurs idées le sont. La loi et l’esprit de la loi.

lundi 13 septembre 2010

Dieu est partout

Le film raconte l’histoire de moines. Il se passe dans un monastère. Au générique, on trouve Lonsdale et Wilson, entre autres, dont chacun connaît les convictions religieuses. Deux culs-bénis. Tout le monde vous dira que ce film est très (mais alors très très, hein!...) émouvant. Et tout le monde vous dira également que c’est tout sauf un film religieux ou prosélyte. Une seule réponse: et mon cul, c’est du poulet?

samedi 11 septembre 2010

Addiction

Les fumeurs meurent prématurément. C’est l’avertissement écrit sur mon paquet. Je suis certainement un crétin mais je ne comprends pas. On ne meurt qu’une fois, pas vrai. C’est ce jour-là et pas un autre. Qu’est-ce que ça veut dire prématurément? Que le jour de ma mort, en fait, sans que je le sache, je serai déjà mort? Mais non, qu’il est con!.. Ça veut dire que tu vas mourir plus tôt que prévu.... Prévu?.. Merde!.... Alors le jour de ma mort est prévu?... Le destin, tout ça, l’astrologie tant qu’on y est, c’est pas du pipeau?... La date de ma mort est écrite quelque part? On a beau dire, hein!.. Y sont fortiches, quand même, tous les médecins, les politiciens, les fabricants de tabac... Ils savent exactement quand chacun d’entre nous va mourir. Et ils ne nous le disent pas, évidemment.

vendredi 10 septembre 2010

Diableries

Je fanfaronne souvent, mais je dois à la vérité de le reconnaître, j’ai, moi aussi, un livre sacré. Plusieurs, en fait. C’est tous les Oui-Oui. Oui-Oui et les ballons, Oui-Oui et le nouveau taxi, Le nouvel ami de Oui-Oui, etc., etc.... Si j’apprenais quelque jour qu’un enfant, un adulte (encore pire!..), se livre à des dégradations sur l’un de ces livres, sur l’oeuvre de mon gourou personnel, Enid Blyton, le déchirer, le brûler, je crois que je serais capable de porter plainte pour atteinte à mes conviction, ma croyance en la possibilité d’un monde de douceur et non-violent, un monde parfait, en un mot... Pour moi, ce serait un blasphème. Avis aux amateurs.... Un crétin de pasteur états-unien a décidé de brûler un coran en place publique pour l’anniversaire du 9/11. D’autres crétins crient au blasphème. Tous, hein, Juifs, chrétiens, musulmans..... Tous unis, pour le coup!... Le coran est un livre. Un truc imprimé avec des mots dedans. Rien qu’un livre. Du papier avec de l’encre dessus. Je veux pouvoir vivre dans un monde où l’on me reconnaîtrait le droit de me torcher le cul avec n’importe quel bout de papier, d’allumer ma cheminée avec si je veux, de le foutre à la poubelle, d’en faire des confettis, même s’il provient d’un livre soi-disant sacré. D’un monde, même, sans livres sacrés et, bien entendu, sans autodafés.

jeudi 9 septembre 2010

Conjuguons

Je défile joyeusement, tu défiles joyeusement, il ou elle défile joyeusement, nous défilons joyeusement, vous défilez joyeusement, ils ou elles défilent joyeusement. Manque de bol, nos députés, nos ministres et notre cher prez sont totalement sourds à nos gentilles protestations. Alors, on conjugue quoi, ensuite? Je suis encore capable de révolte? Je monte très bien les barricades? Je lance très bien les pavés? Je tire très bien au fusil? Je sais fabriquer des molotov? Je manie parfaitement la dynamite?

mercredi 8 septembre 2010

C'est reparti comme en 40...

Le travail c’est la santé.... Il y a de petits refrains, comme celui-là, que je ne m’attendais pas à voir revenir un jour.. Je suis un grand naïf. Le travail c’est la santé, je viens d’entendre ça à la radio. Un type qui se disait favorable à l’allongement de la durée du travail pour tous, qui ne se voyait pas à la retraite, synonyme, pour lui, de mort sociale. Le travail c’est la santé!... J’en suis resté sur le cul. Mais par où ça revient, toutes ces conneries actuelles? Ils sont allés piocher ça dans quel média? Dans quel livre?.... Où est la source de toute l’intox qu’on voit revenir insidieusement mais imparablement? C’est à l’école qu’on apprend des foutaises pareilles? A la télé, alors? Je sais pas, hein, je regarde pas la télé, pas celle qu’il faut. Le travail c’est la santé!.... Mais on va retourner où, là? Au moyen âge?

mardi 7 septembre 2010

La petite

Quand elle est arrivée dans notre ville et dans l’école de mon enfant, c’était une petite fille adorable. Je la sentais très vive et passablement intelligente. En quelques mois, elle parlait un français plus que correct. Quand la municipalité a parlé de refuser leur installation définitive parmi nous, on était quelques uns à lutter pour les garder. Il y avait un petit frère puis une petite soeur qui étaient nés chez nous. Le grand frère, lui, s’il était tout aussi intelligent et attachant, posait plus de problèmes de comportement. Lorsqu’elle a eu fini ses études primaires, l’équipe enseignante est parvenue à imposer à sa famille son entrée au collège. Mais, à treize ans passés, elle s’est “mariée”, version gens du voyage, sans autre formalité que d’avoir été choisie par un garçon de son clan. A quatorze, elle était enceinte. Aucun de ceux qui l’avaient soutenue n’était ravi. Et puis, après ça, elle a été happée par ses origines. Mendicité dans la rue, avec son bébé, deuxième enfant, apparition du foulard. Je désapprouve totalement la tournure qu’a prise sa vie. Pourtant je ferai barrage de mon corps si, jamais, il prenait à un flic aux ordres d’un tyran l’idée de la renvoyer, un jour, dans le pays de ses parents.

lundi 6 septembre 2010

De l'air!.....

La folie, on est beaucoup à l’avoir trouvée sympathique, autrefois, pour son côté transgressif et la fraîcheur qu’elle pouvait apporter dans le concert ambiant d’un monde conservateur à l’extrême. La folie douce continue de me faire sourire. Reste que l’époque n’est plus à la tolérance mais à l’exclusion. Les fous sont aujourd’hui, comme beaucoup d’autres, stigmatisés. Je continue de penser qu’on aurait bien besoin d’un peu de folie.

samedi 4 septembre 2010

L’étrangère.... Louis Aragon

Il existe près des écluses
un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
a démêler le tien du mien
En bandes on s'y rend en voiture
ordinairement au mois d'août
Ils disent la bonne aventure
pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire
on danse en frappant dans ses mains
On n'a pas le temps de le croire
il fait grand jour et c'est demain
On revient d'une seule traite
gai sans un sou vaguement gris
Avec des fleurs plein les charrettes
son destin dans la paume écrit

J'ai pris la main d'une éphémère
qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait les yeux d'outremer
elle en montrait la déraison
Elle avait la marche légère
et de longues jambes de faon
J'aimais déjà les étrangères
quand j'étais un petit enfant

Celle-ci parla vite vite
de l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
quand ma hâte la délia
En ce temps-là j'étais crédule
un mot m'était promission
Et je prenais les campanules
pour les fleurs de la passion

A chaque fois tout recommence
toute musique me séduit
Et la plus banale romance
m'est l'éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
un long jour une courte nuit
Puis au matin bonsoir madame
l'amour s'achève avec la pluie

vendredi 3 septembre 2010

Voler, d'accord, mais haut.....

Comme tout un chacun, je ne peux pas chier correctement sans une bonne lecture. Reste à se mettre d’accord sur le terme “bonne”. Là, c’est mission impossible. Mais je suis certain que nous pouvons parvenir à un compromis: ni vous ni moi n’irions chier avec, pour seule lecture, un billet de banque, serait-il exotique. Un billet de banque, c’est un truc sans utilité, même pas bon à se torcher, c’est trop raide, bref, une anomalie. Je vais vous donner la pensée du jour: quand les malfaiteurs utiliseront leur imagination pour voler des livres, la délinquance aura fait un pas de géant. Le monde avec.

jeudi 2 septembre 2010

Régression

Ma pelle, mon seau, mon râteau, direction bac à sable. Je vais faire des pâtés tout le long du jour, comme si j’avais encore trois ans. Egrainer le sable, comme un sablier, regarder le temps fuir entre mes doigts et aimer ça. Dans ma culotte courte, le nez morveux, ce jour-là, justement, manifester mon opposition au retour de tous au sérieux, indispensable, respectable et vertueux travail. Oublier le sens même du mot aliénation.

mercredi 1 septembre 2010

Retour....

Septembre.. ça se termine par Brr !.... Tout de suite, il fait plus froid. Rien que par suggestion, on claquerait presque des dents. C’est stupide: il fait plus beau qu’en Août!.... C’est égal.... Brrr !.... L’avantage, pour nous-autres, par là, c’est que ça signe le retour des huîtres, ce saut du calendrier. D’un jour à l’autre, les mollusques marins bivalves deviennent comestibles. Par cheu nous, on s’en tape autant comme autant. C’est à cause qu’on les paye que deux Euros les douze. C’est des trucs qui sont pas bons pour vous, là, les autres, qui voyagent pas, mal foutues, biscornues, trop petites. Tout juste bonnes pour les bouseux de nous-autres. A la vôtre!... Parce qu’on a le Muscadet, en plus... Je préfère le Gros Plan, personnellement.... On se plaint, mais, avouez!....

mardi 31 août 2010

Stop !....

Bon, ce matin, allez, j’arrête de fumer. Ou de boire. Ou bien d’écrire, tiens... J’arrête de me casser les noix pour des trucs sans importance, les livres, la philo,.. J’arrête. Il y a des matins, comme ça, où on a envie d’arrêter. D’arrêter n’importe quoi mais quelque chose. Que ça change enfin. Je sais: je vais arrêter d’être crétin. Ça va nous faire des vacances.

lundi 30 août 2010

Credo

C’est moi ou bien dieu est vraiment partout, ces temps-ci? Quand c’est pas le pape, c’est un imam, ou bien un sportif qui dit que tout ça c’est grâce au grand barbu, dans les films de cinéma, au théâtre, dans les livres qui se vendent,.... Bref, partout. A quoi c’est dû? Il nous l’avait dit, l‘autre, le nabot, qu’il allait nous le ramener. Et ça marche comment? Vous croyez qu’il suffit de mettre un peu de précarité dans la vie des gens, de leur faire croire que l’avenir est noir, qu’on est menacé par l’étranger, pour que, automatiquement, le bon peuple se réfugie dans les églises et autres mosquées? C’est affligeant, non, à quel point on est con....

samedi 28 août 2010

Retour....

Partir en vacances, pour un type dans mon genre, c’est une rude épreuve. Tout planter là, faire semblant de penser à autre chose, abandonner les livres (on peut pas les emmener tous!..).... C’est comme sortir un poisson de son bocal. Mais je connais pire: c’est revenir de vacances... Je me dis que jamais je ne parviendrai à me replonger dans ce tas de néant béant qui va encore m’absorber dès que j’aurai mis le petit doigt dedans. Au secours!!!!.....

vendredi 27 août 2010

Avec le temps......

C’était le premier véritable été sans la voix de Kriss à la radio. Je suis certain qu’on est très nombreux à se souvenir de la voix de cette fille magique, de son immense humanité, de son charme, de son humour, de sa voix, elle-même, si originale et unique. Tout un tas de choses qui en faisaient une fille irremplaçable. Mais le temps passe et peuple les cimetières d’un tas de gens indispensables qui ne nous laissent que des souvenirs.

jeudi 26 août 2010

Rroms 2

Le gouvernement français va établir des listes de Rroms afin de contrôler, dit-on, que ceux qui ont été expulsés ne reviennent pas sur le territoire. Des listes de “Tsiganes”, il en existait autrefois, qui furent utilisées par Vichy pour systématiser la déportation des “Gens du voyage”, comme on dit aujourd’hui, vers les camps d’extermination nazis. Des listes de Rroms, cela sent très mauvais. Le rance et le facho, le cadavre et le génocide. Ce gouvernement franchit un à un les paliers vers l’abjection la plus totale. Si on se souvenait rien qu’un peu du passé avant qu’il ne soit trop tard?...

Plus ici sur le “Samudaripen” (génocide des Tsiganes)

mercredi 25 août 2010

Gardez-nous de nos amis

Les ennemis, on s’en charge. Gardez-nous de nos amis. En ces temps d’expulsion et de stigmatisation des “gens du voyage”, figurez-vous qu’on vient d’en expulser sur ma propre commune (Bouguenais-44). Sur la demande de ma commune (dont le Maire, M. Gressus, est membre du PS), semble-t-il, le Conseil Général de Loire Atlantique, à majorité socialiste, a saisi le juge qui a rendu un arrêt d’expulsion. Le conseiller général PS G. Allard, fortuitement également employé de la ville de Bouguenais, en charge du dossier au CG, défend la position dudit conseil. Le Maire de Rezé, également PS, et dont G. Allard est un adjoint, communique assez durement sur les gens du voyage et leurs installations illégales. En bref, la totale. Au moment où le gouvernement s’égare dans une chasse aux sorcières absolument indigne d’une république, je m’attendais, je l’avoue, assez naïvement, à ce que les élus de “gauche” mettent un point d’honneur à ne pas participer à ce concert abjecte. Mais, manifestement, l’honneur, au sein du PS, c’est une denrée aussi rare que les idées.

Je ne nie pas que les installations sauvages de gens du voyage posent problème. Ce que j’aurais espéré, c’est que les membres du PS s’évertuent à trouver d’autres solutions que la participation à la chasse ambiante. Les promesses n’engagent décidément que ceux qui les écoutent.

mardi 24 août 2010

Rien qu'un gadjo de là-bas

Ça devait être en 1972. On passait des vacances dans le Sud. Au camping du partage des eaux, à L’isle sur la Sorgue, on est tombé sur un groupe de forains, des “gens du voyage”, qui en occupaient une grande partie. Ils étaient là pour les marchés locaux. Les camions étaient pleins de vaisselle, de gadgets, de babioles à touristes. Ils quittaient le camp chaque matin à 5 heures. Ce serait aujourd’hui, on les foutrait dehors. Nous, on a sympathisé. Ils jouaient de la guitare tous les soirs. Et nous aussi. Je me souviens d’avoir reçu sur les genoux un petit bout de quelques mois que j’ai pouponné jusqu’à ce qu’il me pisse sur le pantalon. Sa mère était aux anges de voir son bambin dans les bras d’un gajo sympathique. Je me souviens d’un enfant de cinq ans qui savait déjà jouer de la guitare, mais seulement de la main droite, celle du rythme typique de la musique flamenca. Je le prenais sur les genoux, lui aussi, et je plaquais des accords de la main gauche pendant qu’il jouait de la main droite, d’une manière absolument éblouissante. Des heures, on a passé avec eux. Des gens tout à fait formidables et d’une générosité épatante.


En 1997, dans un camping du cher, où nous étions de passage, rebelote. Ils étaient là, plusieurs dizaines. Ils pêchaient dans le petit étang. Je suis allé voir ce qu’ils prenaient. C’étaient des poissons chats. Un truc immangeable. Ils m’ont demandé si, justement, ils pouvaient les manger. J’ai répondu que non, à part en soupe. Ils ont tout refoutu à l’eau. Mais rien que parce que je m’étais approché et que je leur avais parlé, je suis devenu leur pote. J’ai eu droit à la visite complète de la famille. Et ils m’ont invité à boire une verre. Le jour suivant, tous les mômes venaient nous voir, voir de quoi ils avaient l’air, ces gadjé qui ne les fuyaient pas.

Autour de chez moi, aujourd’hui, il y a des camps d’accueil et aussi des installations sauvages, de préférence juste au bord des autoroutes, dans des conditions d’existence minables et indignes. A mon sens, ils ne posent pas plus de problèmes que d’autres populations en butte aux difficultés de la précarité.

Ces gens, je les aime. Je les considère comme une part de moi-même. J’ai été élevé dans le mythe du gitan libre qui refuse toute contrainte, dans la musique de Django, avec un rêve de roulotte et de départ au coin de la tête, dans l’espoir que la liberté peut encore exister. Les mettre dehors, c’est m’enlever un bout de moi. C’est m’ôter une part de ma culture, de mes rêves, de ma personnalité. Je ne laisserai personne me faire ça.

lundi 2 août 2010

voilà que ça recommence

On avait dit "la leçon de l'histoire" et "plus jamais ça"... cette fois-ci, ce ne sera peut-être pas le tour des juifs, quoique, allez savoir, mais ça va être en tous cas le tour des mêmes, les Rroms, les Arabes, les Noirs..... On commence la construction des camps quand?... On va laisser faire ça? On va laisser faire ça?..... Comme disait Renaud, le roi des cons, je parierai pas qu'il est allemand...... Je conchie ce pays de merde.... et je songe sérieusement à en changer....

en attendant, écoutez ça..... c'est un vieux truc prémonitoire..... et ne lâchez rien.... On ne va pas laisser faire ça....










Et puis souvenez-vous de ça.. 1975....

Hexagone
by Renaud
Album: Renaud à Bobino
Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.

jeudi 29 juillet 2010

Surprise

Oh!.... un ordinateur!.... Ben ça!.... Je vais pouvoir poster un truc, dites donc!.... Bon, c’est pas tout ça.... on met quoi là-dessus?, quand on est loin de tout depuis longtemps?.... Le sérieux, ça ne collerait pas. Pas la tête à ça. C’est les vacances, tout de même. Du marrant? Je suis pas un marrant. Du poétique? Tout, autour de moi, s’en charge. J’ai trouvé un ordinateur.. mais je crois que c’était pour rien..... A plus tard, alors....

vendredi 2 juillet 2010

Un dernier petit, pour la route.... Et pas de moi!....



Ils ne sont pas encore amis
Des notaires et des notables
Ils ne sont pas encore admis
A dîner, le soir, à leur table
Ils ne sont pas encore polis
Comme Papa le fut toujours
Ils ne sont pas encore salis
Par les combines au jour le jour...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

Ils ne sont pas encore rusés
Ni blasés d'être un peu bohèmes
Ils ne sont pas encore usés
Par le métro des matins blêmes
Ils ne sont pas encore conscrits
Bien qu'ils soient souvent "engagés"
Ils ne sont pas encore inscrits
Ni au chômage, ni aux congés...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

Ils ne sont pas encore lassés
D'écouter chanter leur idole
Ils ne sont pas encore blessés
Par le Temps qui tant nous désole
Ils chantent des "songs" sur un banc
Ils n'ont pas honte de la rue
Ils ne sont pas encore perdants
Ils ne sont pas encore perdus...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

Jean-Roger Caussimon - 1959


jeudi 1 juillet 2010

Fainéantise

En ces temps de courage, de valeur ”travail”, je vais faire ce que je peux pour vous aider.. Je vais prendre deux mois de vacances. Une honte!.... Demain, je vous écris une dernière petite bafouille et puis je vous donne rendez-vous à la rentrée..... Peut-être...

mercredi 30 juin 2010

Réel

Ne fait-on que fuir le réel?... Sujet du bac philo 2010.. On passe son bac à 16, 17 ou 18 ans.... Un âge où la vision de la réalité..... Donc: question de cours. Vous parlerez de la constante présence de la dualité réel/chimère dans l’esprit humain depuis la nuit des temps. Vous évoquerez tous les philosophes qui vous plaisent depuis les pré-socratiques jusqu’à Clément Rosset, en passant, au choix, par Nietzsche, ou bien plutôt par Kant et Spinoza, mais vous éviterez soigneusement le problème de la religion qui risquerait de vous engager sur une voie glissante, étant donné que vous ne pouvez rien savoir des convictions de votre correcteur et que vous avez plus de chances de le fâcher que de rencontrer son approbation. Je vous conseille ainsi d’éviter Nietzsche, finalement, mais également Platon ou Aristote, ce qui pourrait vous conduire à dire une vérité assez mal reçue, le fait que la plus fréquente façon d’éviter le réel est de croire..... en dieu.

mardi 29 juin 2010

Strings

Les stars de variété, ce n’est pas surprenant lorsqu’elles se vautrent un brin dans le vulgaire et le lucre, à cause de leurs origines, à n’en pas douter, de la dose de vengeance sur les circonstances que suppose le succès. C’est à mon avis un peu moins compréhensible pour ce qui concerne les stars de la musique classique. Peut-être suis-je un vieux mammouth, mais je trouve que leur art implique une certaine classe. Il n’en est absolument rien, bien entendu. On avait eu Amoyal, violoniste, et sa Porsche, voici donc Capuçon, altiste, et sa Ferrari.... Bon, d’accord, la sienne n’est pas sur quatre roues mais ses rondeurs sont quand même, à ce qu’on dit, affolantes. Ce qui m’épate, c’est que cette fille est manifestement une gourde. Pas parce qu’elle est blonde, hein, j’ai rien, absolument rien, contre les blondes. Et puis, d’abord, je ne l’ai quasiment jamais vue. Mais entendue, oui.... Et ça dégage sec.... Ce que j’ai du mal à piger, c’est comment Mr Capuçon, qui fréquente Mozart, Bach, Beethoven, pour ne parler que des plus célèbres, ce Monsieur, donc, semble pouvoir entretenir une relation suivie avec une fille dont la conversation doit être..., disons.. minimale. A moins que, justement, ça ne le repose un peu de retrouver à la maison un univers plus... calme que dans sa vie professionnelle..... Moi, je perçois ça comme un grand écart absolu.. Mais peut-être que pour tripoter un bout de bois chargé de cordes il n’est pas besoin d’avoir un QI supérieur à celui dudit bois. Au fond, ça doit être ça. Je dois me berlurer sur l’exigence d’intelligence que supposerait la fréquentation des partitions les plus abouties que l’Homme ait jamais produites.

lundi 28 juin 2010

Hommage

Bon, d’accord, je reconnais, je dois beaucoup à Cavanna. Le style, d’abord, mais pas que... Lui aussi, il doit beaucoup.... à ses origines, évident, au père Céline, même si ça doit pas lui faire plaisir... Mais, avant tout, je lui dois beaucoup sur la tentative de n’utiliser que le langage populaire.... Ce qui ne voudra jamais, au grand jamais, dire que c’est plat, ou creux, ou bien insignifiant, ni vulgaire.. Jamais vulgaire mais parfois grossier. Merci, camarade Cavanna.... Il y a une dimension, néanmoins, dont je crois qu’elle échappe au plus grand nombre.. C’est celle, sous-jacente, qui est constituée par le renvoi permanent au souvenir suivant, le rebonds permanent vers autre chose, la digression.... Ce qui crée, en apparence, un discours décousu.... Ce discours n’est décousu que pour ceux qui ne comprennent pas Cavanna..... Pour les types de ma sorte, la sienne, probablement, il est logique...... C’est là la raison de son succès mérité... Sa logique, qui est autre que la commune, est porteuse d’une foultitude de pépites.... Je crois, je m’en excuse, à cause de l’outrecuidance, évidemment, que je partage aussi cela avec lui....

samedi 26 juin 2010

rhaaa!...

On a beau savoir que tout est possible, ne plus s’étonner de rien, il y a des jours, quand même, on s’étrangle sous l’effet d’une ultime indignation. L’indignation, c’est probablement le dernier sentiment de dignité qu’il nous est offert de ressentir.

vendredi 25 juin 2010

Louchébem

Le Louchébem, vous avez entendu parler?... C’est un jargon réservé aux bouchers. Du moins l’était-il autrefois. On raconte qu’ils avaient inventé ce dialecte pour que les clients ne comprennent pas ce qu’ils se disent et pour pouvoir leur refiler de la carne avec le sourire. C’est un langage qui repose sur le déplacement de la première lettre qu’on remplace par un “L”, puis on fait passer la première à la fin en y ajoutant le son “em” ou bien “ess”, suivant les cas. Boucher devient L oucher B em. Le louchébem. Viande devient liandevem. Fastoche. Voiture, loiturvem, photo, lotofem. Parfois, on termine par ess. Question de sonorité. Cul, par exemple, donne luquess. Chaque fois que j’entends parler de Mr Jean-luc Hess, je me tords de rire. En louchébem, Jean-Luc Hess signifie Jean Cul. Et je trouve que ce type mérite bien son nom.

jeudi 24 juin 2010

Déviation

Les formules de politesse toutes faites, je sais pas si vous avez remarqué, mais, au premier degré, c’est toujours à se plier de rire. Quand la boulangère me dit, par exemple, “une seconde, je suis à vous”, je ne peux pas, je regrette, je demande pardon, je ne peux pas m’empêcher de lui répondre: j’en demandais pas tant...... Ce matin, elle m’a carrément dit, ma boulangère, parce que son portable a sonné en pleine transaction, je demandais une baguette, elle m’a carrément dit: trois secondes et je vous termine...... On a bien ri....

mercredi 23 juin 2010

Teignes

Vous avez remarqué que les teigneux sont la plupart du temps des petits?.... Suivez mon regard, évidemment... N’empêche, regardez bien.. Ceux qui nous pourrissent la vie ont souvent une petite taille.... Enfin, une catégorie d’entre eux. Il y a aussi les moches.... Alors les petits moches, je vous dis pas..... Des roquets, on dit. On peut pas faire mieux, comme image. Vous regardez la gueule d’un pinscher, d’un york ou d’un shi-tsu, et vous avez compris. C’est moche, c’est ridicule et ça gueule sans arrêt. Si on avait le culot, on leur alignerait un grand coup de savate dans les naseaux et on n’en parlerait plus. On ne fait pas ça. Faire mal à une bête, c’est cruel. Un Palestinien, un Noir, un Iraki, un Tchétchenne, on peut, mais un chien.... C’est ça, la force des petits teigneux. On leur allongerait une baigne, ils se mettraient à appeler maman mais on n’ose pas. Moi, je suis grand. Très grand. Je peux vous dire, la hargne des petits, je sais de quoi je parle. Vous pouvez me traiter de ce que vous voudrez, parano, mytho, nouille, mou, bonne poire, ce que vous aurez choisi, je n’en démords pas: dès que j’ai affaire à un petit, il ne pense plus qu’à me bouffer.... Je dois supporter leur furieux complexe d’infériorité. La plupart du temps, c’est moi qui suis accusé de supériorité, de suffisance, de connerie..... Si j’osais distribuer des baffes.... Mais on n’est pas comme ça, nous-autres, les géants.. On est des calmes, des pacifiques... On est toujours les premiers à être sacrifiés... Et on en bave.....

mardi 22 juin 2010

Le moral.

Vous ne savez pas à qui vous avez affaire!... J’ai le bras long, moi, monsieur.... Vous entendrez parler de moi.... Hélas, c’est vrai.. Les crétins qui sont capables de proférer des phrases comme celles-ci, on en entend parler, en plus!... Alors que ce qu’on souhaite, au plus profond de soi, c’est justement que ce genre de mollusque baveux disparaisse à jamais, s’efface, nous oublie... Mais non.... Ce monde est fait pour eux.... Ils menacent et ils tiennent parole.... Ils vont vous chercher jusque dans les chiottes, comme si votre présence au monde les empêchait carrément de respirer. Et nous, les gens comme moi, braves, rien à faire, on ne parvient même pas à les détester au point de leur rendre la pareille.... Peut-être parce que nous savons que c’est une part de nous-mêmes que nous perdons chaque fois que nous nous abandonnons à l’affreux spectre de la vengeance. Parce que nous savons que ce genre d’attitude n’est porteur que de malheur. D’ailleurs, qu’est-ce qu’ils peuvent être malheureux....